Moi j'aime et c'est tout.
Je vous avais déjà dit que mon J. me défendait dans les bars contre les anglos saouls et pas beaux.
Mais je ne vous avais pas encore raconté combien je l'aime.
Et comment ça me prend dans de drôles de moments. Comment pendant une milliseconde je ne doute presque plus de la vie, de son utilité. C'est des moments comme il y a deux minutes, quand il m'appelle.
- Moi: Allo ?
- Lui: Je t'aime.... Ok bye là.
Puis finalement, on ne raccroche même pas. Et on se prend à se parler dix minutes alors qu'on a rien à se dire. On parle de nos plans pour le week-end, de ce qu'un tel a dit, d'un de ses amis qui a le rhume, de la fête de A. samedi, de ma journée de travail, du croquant aux pommes qui cuit dans mon four, du dernier texte sur son blogue. Banalités. Mais.. comment dire ? Belles banalités.
J'ai toujours pensé que les chicanes, les cris et les pleurs alimentaient l'amour. Je me suis souvent vautrée dans le mélodrame, histoire d'aviver les passions. "Ta vie, Tati, c'est une pièce de théâtre", me répétait ma mère. Le bonheur de la réconciliation me faisait oublier les jours et les jours sans coups de téléphone. Me retenir le plus longtemps possible. Ne pas appeler. Ne pas appeler. Être la plus indépendante. Gagner.
Je n'avais pas saisi. Plutôt, je n'avais pas trouvé. Cette exaltation dont j'ai tant besoin, désormais je la trouve dans le premier sourire du dimanche matin, dans les petits mots du chevalier masqué sous mon oreiller, dans la bretelle de maillot qui glisse sur l'épaule dans un canot en Gaspésie, dans les Je t'aime sur une napkin dans mon lunch, dans les Haaaaaaaaaaaaaaaannnnnnnnnah qu'il me crie par la tête.
Alors l'amour, tout ça, l'Amour avec un grand A comme ils disent, alors l'amour serait d'un ordinaire criant ?
Que non. Hier soir il est venu chez moi. On est rentrés à minuit; on a voulu se faire un lunch. Il a ouvert mon garde-manger, s'est frotté les poils du menton. Et il m'a fait un spaghetti al tonno pour mon lunch. Je l'ai aperçu dans le miroir au-dessus du comptoir pendant qu'il remuait sa sauce avec une grosse cuillère en bois. Il la tournait et la retournait pour mieux la sentir, les sourcils un peu froncés, les dents qui pinçaient les lèvres pour mieux se concentrer. Et puis j'ai vu dans le miroir comme un petit sourire satisfait. Il me préparait une sauce à spag; et il avait l'air juste... bien, tellement.. je sais pas... à la bonne place ? Il me préparait une sauce et c'était tout ce qui comptait.
D'un ordinaire criant ? Qui au monde pourrait m'aimer assez pour me faire une sauce comme ça, le dimanche à 1h du matin, et la faire avec toute l'application, tout l'amour du monde ? Pour moi ?
Du temps où je rationnais les coupons d'amour-toujours, I. m'avait dit que les plus grands moments d'amour se trouvaient dans les petites choses les plus insignifiantes. Je n'ai plus envie de lancer les vases sur les murs pour le plaisir malsain de les recoller. Fuck la mosaïque et le scrapbooking. Moi j'aime et c'est tout. Bon.
Mais je ne vous avais pas encore raconté combien je l'aime.
Et comment ça me prend dans de drôles de moments. Comment pendant une milliseconde je ne doute presque plus de la vie, de son utilité. C'est des moments comme il y a deux minutes, quand il m'appelle.
- Moi: Allo ?
- Lui: Je t'aime.... Ok bye là.
Puis finalement, on ne raccroche même pas. Et on se prend à se parler dix minutes alors qu'on a rien à se dire. On parle de nos plans pour le week-end, de ce qu'un tel a dit, d'un de ses amis qui a le rhume, de la fête de A. samedi, de ma journée de travail, du croquant aux pommes qui cuit dans mon four, du dernier texte sur son blogue. Banalités. Mais.. comment dire ? Belles banalités.
J'ai toujours pensé que les chicanes, les cris et les pleurs alimentaient l'amour. Je me suis souvent vautrée dans le mélodrame, histoire d'aviver les passions. "Ta vie, Tati, c'est une pièce de théâtre", me répétait ma mère. Le bonheur de la réconciliation me faisait oublier les jours et les jours sans coups de téléphone. Me retenir le plus longtemps possible. Ne pas appeler. Ne pas appeler. Être la plus indépendante. Gagner.
Je n'avais pas saisi. Plutôt, je n'avais pas trouvé. Cette exaltation dont j'ai tant besoin, désormais je la trouve dans le premier sourire du dimanche matin, dans les petits mots du chevalier masqué sous mon oreiller, dans la bretelle de maillot qui glisse sur l'épaule dans un canot en Gaspésie, dans les Je t'aime sur une napkin dans mon lunch, dans les Haaaaaaaaaaaaaaaannnnnnnnnah qu'il me crie par la tête.
Alors l'amour, tout ça, l'Amour avec un grand A comme ils disent, alors l'amour serait d'un ordinaire criant ?
Que non. Hier soir il est venu chez moi. On est rentrés à minuit; on a voulu se faire un lunch. Il a ouvert mon garde-manger, s'est frotté les poils du menton. Et il m'a fait un spaghetti al tonno pour mon lunch. Je l'ai aperçu dans le miroir au-dessus du comptoir pendant qu'il remuait sa sauce avec une grosse cuillère en bois. Il la tournait et la retournait pour mieux la sentir, les sourcils un peu froncés, les dents qui pinçaient les lèvres pour mieux se concentrer. Et puis j'ai vu dans le miroir comme un petit sourire satisfait. Il me préparait une sauce à spag; et il avait l'air juste... bien, tellement.. je sais pas... à la bonne place ? Il me préparait une sauce et c'était tout ce qui comptait.
D'un ordinaire criant ? Qui au monde pourrait m'aimer assez pour me faire une sauce comme ça, le dimanche à 1h du matin, et la faire avec toute l'application, tout l'amour du monde ? Pour moi ?
Du temps où je rationnais les coupons d'amour-toujours, I. m'avait dit que les plus grands moments d'amour se trouvaient dans les petites choses les plus insignifiantes. Je n'ai plus envie de lancer les vases sur les murs pour le plaisir malsain de les recoller. Fuck la mosaïque et le scrapbooking. Moi j'aime et c'est tout. Bon.

18 Comments:
eille c'est quoi ça ??? moi j'écris un beau message romantique pis là ils me font chier avec leur pub ??? Maudit capitalisme de cul...
By
Tati, at 13:03
Ne te fâche pas, je lis ce message et en ai les larmes aux yeux. Un beau style, une écriture juste, plus que journalistique.
C'est lorsqu'on lit des messages comme ceux-là qu'on réalise comme on est chanceux, chanceux d'être avec quelqu'un comme ça, de vivre ici, avec cette personne, et pour longtemps encore...
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Anonyme, at 23:11
Tati, je te rends la pareille pour te dire que ton texte est vraiment beau... J'ai eu des picotements dans les yeux en le lisant...
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Anonyme, at 12:07
Wow t'es en feu! T'as réussi à me faire douter de moi-même... moi, qui se dit chaque jour que je suis tellement bien célibataire! Tu me fais me rappeler les bons moments avec les quelques gars (y'en a pas eu tant que ça, mais bon...) que j'ai eu dans ma vie. Tu me redonnes pratiquement le goût d'une vie de couple saine et épanouit. T'es vraiment chanceuse de vivre cette belle relation. J'ai bien hâte de me retrouver dans la même situation.
Bon maintenant je reviens à la réalité! Vive l'indépendance!!! Je vais attendre encore une couple de jours avant de le rappeler...
En passant, c'est vrai que t'écris vraiment très très bien
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Anonyme, at 21:37
Je suis jalouse, mais tellement heureuse pour vous en même temps :) J'ai hâte que ça m'arrive.
Marjorie
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Anonyme, at 00:01
Haaa Tati... je ne peux que remarquer mon anonymat plus haut ici... Quelque chose lié à l'informatique m'a clairement échappé (t'es où, Daniel Courville ?!?!)...
Bref, c'était moi (parmi tous les autres) qui te rendait la pareille en saluant ton talent et le fait que tu m'as embué la vue le temps d'un post...
Encore une fois, wow.
By
Catherine Pépé, at 00:58
Popov..
Personne n'en a soufflé mot, mais moi je sais.. Oh oui je sais, j'ai deviné.Je dirais même que je t'ai pogné.
Pogné à PLAGIER Popov..
Je t'aime mais c'est tout
by Mixmania
Malgré les désaccords
Moi, je t'aime encore
Même si tu as tort
L'amour est plus fort
Même quand tu t'en vas
je rêve de tes bras
Je m'ennuie de toi
je t'aime, c'est comme ça
{Refrain:}
Je t'aime et c'est tout
Le reste on s'En fout (ouh ouh)
Je t'aime au complet
De loin ou de près (yeah!)
Je t'aime et c'est tout
Je t'aime jusqu'où bout (ouh ouh)
C'est pas un secret
L'effet que tu m'fais
Je t'aime et c'est tout
À chaque rendez-vous
Il faut que j't'avoue
Sans aucun tabou
Je t'aime plus que tout
Je t'Aime, c'est ainsi
Le jour et la nuit
JE rêve de toi
Ton corps contre moi
{au Refrain}
Dis-moi tout ces mots
Ceux qu'on croit de trop
Dis-moi ces mots tendres
Que je veux entendre
Serre-moi contre toi
Et avoue-le moi
Que tous ces "je t'Aime"
Ils valent la peine
Regarde dans mes yeux
Consumer le feu
Car entre nous deux
Ce n'est pas un jeu
Regarde dans mes yeux
Consumer les feu
Car entre nous deux
ce n'est pas un jeu
{au Refrain, x2}
By
Anonyme, at 01:08
Marjo (laine, pas rie !), je t'ai reconnue....
PS: C'était bon quand même MixMania....
Merci pour vos commentaires.......(je rougis)!
By
Tati, at 10:44
Catherine Pépé a dit...
Quelque chose lié à l'informatique m'a clairement échappé (t'es où, Daniel Courville ?!?!)...
Ici.
By
Downloadeux, at 12:33
Qui a fait la joke de Daniel Courville, là ?
By
Tati, at 00:13
La personne directement concernée...
By
Anonyme, at 16:17
..........non c'est pas le vrai, car le vrai Daniel Courville aurait un site web ou un blogue sur lequel on tomberait en cliquant sur son nom....
By
Tati, at 14:28
J'ai un blog depuis 2003, mais je l'écris dans l'anonymat...
By
Anonyme, at 23:36
Tiens, pendant qu'on y est, une question que je me pose depuis deux ans : est-ce que c'est toi qui fait de la bicyclette stationnaire ?
By
Anonyme, at 21:01
hein?!
By
Tati, at 12:06
Ben voilà... J'ai ma réponse.
Maintenant, puisque ce n'est pas toi qui fait de la bicyclette stationnaire, regarde le générique de Tout le monde en parle pour comprendre la source de mon interrogation...
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Anonyme, at 17:32
Mon dieu cette conversation est de plus en plus étrange.. :)
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Tati, at 17:10
Sans farce, regarde le générique d'ouverture de TMEP et tu comprendras ma confusion/interrogation à ton propos !
By
Anonyme, at 13:38
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