Chroniques d'insomnie

11.06.2006

I love Charlotte

Je suis groupie de Charlotte Gainsbourg. Qu'elle est belle ! Qu'elle est bonne !

Déjà qu'à mes yeux, on a une relation particulière. Un lien étymologique. C'est que petite, je rêvais de m'appeler Charlotte, allez savoir pourquoi. Si bien que le père de mon amie A. avait décidé qu'il trouvait ça très drôle et m'a même appelée Charlotte pendant des années. Mais bon, ça a été le seul alors.. je suis revenue à ces 4 syllabes bizarres qu'avaient choisies mes parents, que j'ai finalement appris à aimer.

Aujourd'hui, je l'ai vue dans le dernier film de Claude Berri, L'un part, l'autre reste. J'ai trouvé le film bof, mais elle, ô, elle. Elle est si bonne, ne semble même pas jouer. Elle n'a presque pas de maquillage, et elle rayonne - au cinéma, en plus. Pour elle, pas besoin de cours Lise Watier (!). Elle est pour moi l'incarnation de la belle Française au cinéma. Naturelle, un peu tourmentée, elle boit son verre de vin rouge, fume une (deux, trois, quatre) cigarette, conduit manuel, couche avec Daniel Auteuil, a de longues, longues jambes et presque pas de seins, elle pleure en conduisant et s'esclaffe au restaurant.

Et puis il y a le disque tout récent. Je l'avais eu d'un ami de France quand j'y suis allée cet été. (ouais, Charlotte Gainsbourg en exclusivité, c'est un ami de Paris qui me l'a donné... à vous relire dans votre tête avec un accent français pédant.. ha ha je suis snob ..!) J'ai tout de suite accroché. Elle a su aller là où on ne l'attendait pas, a chanté en Anglais pour s'affranchir de l'ombre de ses parents-people, s'est alliée Les Air, comme elle le dit elle-même. (Non mais..LES Air.. y a vraiment juste eux autres pour dire ça...) Exit les mannequins à la Carla Bruni qui sussurent et posent nue derrière une guitare dans la pochette de l'album. Vive Charlotte !