Chroniques d'insomnie

1.13.2007

Je suis une Mini Wheet

Non, je ne suis pas morte. Ni étouffée par quelque honte que ce soit, ni répudiée par les stars de la rue Papineau.

Plutôt, je suis exaltée.

C'est pour ça que je n'ai pas écrit plus tôt. J'aime tellement mon stage que j'ai de la difficulté à m'endormir le soir. Je trippe, je suis motivée, je me sens valorisée. Dire que j'étais du genre à lever le nez sur ce genre d'émission...

Cette semaine, j'ai compris ce qu'était mon métier. Ce pourquoi je suis formée, ce pourquoi je suis capable de me lever tous les matins à 7h. Ce qui fait que j'ai quelque chose à faire de ma vie. Le plus ironique, c'est qu'il n'y a pas de mots, pour le nommer ce métier. Que ce soit recherchiste, journaliste, chroniqueuse, critique, animatrice, communicatrice, communicologue: peu importe. Devant ou derrière la caméra: peu importe. Parler d'Éric Salvail ou du conflit au Darfour: jusqu'à un certain point, c'est du pareil au même.

Collègues du bac, ne capotez pas sur cette comparaison ! Comprenez-moi: c'est la première fois que je fais, quotidiennement, s'entend, et dans la cour des grands, quelque chose qui se rapproche de mon domaine.

Mais n'allez pas croire, non plus, que tout doute soit dissipé ! J'ai comme l'impression que ce dilemme entre mon côté givré et mon côté nutritif fera toujours partie de moi. TVA ou Radio-Can ? Courrier international ou People ? Ma dualité me suit partout. À preuve, aujourd'hui. Je savais que mon après-midi aux chocolats de la Grande Forêt serait bien long, calme de post-Noël oblige. Je suis donc allée m'acheter quelques publications, histoire de passer le temps. Je suis revenue avec Le Devoir et Cosmopolitan.

Qui suis-je alors ? Un perfide mélange de ces deux mondes, irréconciliables quoi qu'on en dise ?
Je vais me faire un brin ésotérique: des fois je me demande si on choisit vraiment quelles voies on prend. Et si c'était la vie qui prenait sournoisement le contrôle, malgré tous nos idéaux et notre bonne volonté ?

4 Comments:

  • le libraire en face de mon bureau rit de moi quand j'achète le GQ et Courrier international...

    By Anonymous Anonyme, at 12:27  

  • C'est quoi, le lecteur du Devoir ne peut pas le lire le In Touch et vice-versa ?

    Nann. Je suis contre cette affirmation.

    Lire le In Touch, le People, le Elle Québec et le Courrier International en même temps ne démontre qu'une plus grande ouverture d'esprit ou une plus grande curiosité.

    Quoique je comprenne ton dilemme, je crois qu'il n'est pas justifié!

    C'est tout à ton honneur de t'intéresser à plus vaste.

    By Blogger Catherine Pépé, at 18:33  

  • Plus on lit, plus on apprend, peu importe les sources... Et dans ce métier, c'est bien malvenu de lever le nez sur quoi que ce soit, d'une part parce qu'on n'est jamais à l'abri du chômage, d'autre part parce que les auditeurs/spectateurs sont les véritables patrons de ce qui marche à la télé...

    By Blogger Sophie, at 12:10  

  • Contente de lire qu'il y a pas juste moi que ça travaille... Écouter Espace Musique ou Info 690, Maisonneuve ou le maire Gendron...?

    By Anonymous Anonyme, at 19:13  

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