Chroniques d'insomnie

2.04.2007

Une découverte!

Allez voir son site ou son myspace, ça vaut la peine!

Une critique qui paraîtra dans le Montréal Campus du 14 février.

Émilie Proulx / Dans une ville endormie / La Confiserie

Dire qu’elle se dirigeait vers l’horticulture… Quel gâchis c’aurait été! Pas pour les plantes, pour nous, voyons! C’est qu’elle est en train de se faire une jolie place sur la scène musicale montréalaise, cette Émilie Proulx. Son tout premier EP, Dans une ville endormie, recèle cinq titres à saveur folk un peu sadcore. Évidemment, il faudra voir sur un disque plus long, mais déjà, la mélancolie n’est pas pesante, mais plutôt planante, engageante. Voilà une musique toute douce où il fait bon lover ses peines, entre les guitares appesanties et la voix douce et chaude de la jeune auteur-compositeur-interprète. Si les influences de la dame sont vastes (Pink Floyd, Joni Mitchell, Radiohead, Julie Doiron), les adeptes de Cat Power seront charmés au plus haut point. La voix est encore mal ajustée sur certains titres (Le calme du temps qui s’arrête), mais parions que ça se placera.