Chroniques d'insomnie

10.29.2006

Procastination IV: the end

Faire des essais avec un eye-liner liquide.

Vraiment, il faut que ça cesse.
Plus que 35 minutes avant l'émission de José DiStasio: ça devrait suffire à me motiver.

Procastination III ou une fausse couche dans mon bol de toilette

Jeter ma vieille soupe aux tomates passé date qui traînait depuis des semaines dans le fond du frigo.

Procastination II

Quand tu passes ton temps à bouger ta souris parce que ton écran d'ordi devient noir parce que ça fait trop longtemps que t'as touché à rien, ça veut dire que t'avances pas fort, hein ?

Procastination

Manger des chips nature avec une trempette mayo-ketchup au lieu d'écrire son travail de sciences po sur l'analyse comparative des lignes de parti des principaux partis au Canada et aux États-Unis.

Être perdue

C'est réaliser qu'on a changé l'heure le lendemain à 16h48 (de l'ancienne heure).

10.27.2006

Quand on s'emporte.

Voici une des critiques de disque que j'avais à remettre pour hier (lire: que je suis en train d'écrire), pour un obscur webzine auquel je collabore. Écrit en 6 minutes, 30, top chrono, incluant l'écoute du disque.
(Et vlan, moins 10 pour l'éthique journalistique, Tati)
(Ouais, ben, quand lui aura de l'éthique musicale, moi j'aurai de l'éthique journalistique, ok, là ??)

STEF CARSE – Reach Out 1/5

Vedette déchue des années 90, Stef Carse est connu de tous pour son fameux Achy Breaky Dance. Il y a peu, une téléréalité orchestrée par Anne Marie Losique l’a remis au goût du jour en réunissant toutes sortes de stars dont la popularité a chuté avec l’arrivée du 21ième siècle. Bref, tout cela ne vole pas très haut. On aurait pu croire que Stef Carse aurait profité de la forte vague de popularité du country aux Etats-Unis et au Canada anglais, mais tel n’est pas le cas. Reach out s’avère très rapidement assez vide de sens, avec ses refrains faussement accrocheurs, ses riffs de guitare de mauvais goût, ses thèmes pour le moins kitsch, ses envolées lyriques qui heurtent le tympan et des titres de chansons comme « That’s life », « You’ll never walk alone » et « Climb every mountain ». Le livret avec la photo dudit M. Carse, torse nu, sur une plage au coucher du soleil, est pour le moins éloquent quant à l’insipidité du disque. Faites-nous confiance, vous avez nettement mieux à faire avec 20 dollars que d’acheter ce disque. C’est dans ces moments qu’on regrette Le cimetière des CD, une émission que Claude Rajotte animait jadis sur les ondes de Musique Plus. N’empêche : ne serait-ce qu’imaginer le sort que le journaliste musical réserverait à ce piètre opus de Stef Carse recèle un mesquin plaisir.

CARGO MUSIC / DISTRIBUTION SELECT

10.26.2006

Un week-end en pleine semaine

Nous sommes partis sur la 10 mardi midi. Avec dans la voiture (empruntée aux parents) les bouteilles de vin, la bouffe pour deux jours, les bottes de randonnée et des romans. Direction : le chalet (emprunté aux parents).

Nous avions décidé de faire fi de cette semaine de lecture et de la ramener à sa signification d'antan. Avant de s'appeler la semaine de lecture, ça s'appelait la semaine de relâche, non ? Pas que j'aie tant besoin de relâcher, après tout, je n'ai que deux cours à l'Université et une tite-jobine à 15 heures semaine. M'enfin...

En route, nous nous sommes dit qu'on avait bien des défauts, mais qu'on était vraiment pas, mais alors là vraiment pas workaholic. Nous sommes arrêtés au A&W de la sortie 55, histoire de se gaver de teen burgers et de frites bien grasses. Le ton de ce week-end en pleine semaine était donné.

Nous avons passé deux jours extraordinaires au chalet, à s'aimer, lire des journaux, écouter de la musique, marcher dans le bois. (Phrase empruntée à un roman de Marie Laberge).

Il m'a battue à plate couture au Scrabble; moi, j'ai terminé tous les mots croisés qu'il avait laissés en plan. Il a lu L'Ombre du vent; moi, j'ai effeuillé les journaux. Il m'a fait la cuisine, moi, j'ai, euh...vidé le lave-vaisselle. (bon on peut pas toujours être poétique...)

Hier, nous avons monté la montagne, de la neige presque jusqu'aux genoux. Rendus en haut, on n'y voyait rien: nous étions au beau milieu d'une mini-tempête de neige et de grêle. Féérique.

Bon, je vous fais chier, hein ?
Ben, moi aussi je me fais chier, parce que là, j'ai trois millions de travaux à remettre pour lundi.

10.23.2006

Psycho-pop-féline

Ma soeur, qui étudie depuis un mois en psycho: "Tsé, si tu veux que ton chat dorme dans ton lit, il faudrait que tu fasses du conditionnement classique ou du conditionnement opérant."

moi: ???

Elle: "Selon la technique pavlovienne, tu pourrais amener ton chat à dormir dans ton lit en lui faisant un son ou un geste qu'il aime."

Moi: Ouais, j'ai déjà essayé de mettre de la bouffe à chat dans mon lit, mais ça n'a pas marché.

elle: Euh... oui, ok... Ben.... Tati, t'as vraiment fait ça ?

Transe chocolatée

J'ai commencé aujourd'hui aux chocolats de la Grande Forêt.

J'en ai mangé toute la journée. Je me suis g-a-v-é-e de chocolats à la fleur de sel, au caramel au beurre, au piment d'espelette, à la ganache chocolat noir 70% infusée à l'huile d'olive, aux noisettes avec praline, au porto et éclat de gingembre.

C'est bon, c'est bon, c'est bon.

Oui, mais j'avais oublié que je suis hyper sensible à la caféine, théine et autres excitants. Un café me donne de grandes émotions; un thé et je ne dors pas pendant deux jours. Alors, vous imaginez, le choco noir à 70%, ça fesse.

je suis présentement en transe; je tremble; et étrangement, comme chaque fois que je consomme un de ces excitants, j'ai un grand projet qui me vient à l'esprit - la dernière fois que je suis allée dans un rave, je me suis dit tout le long, en dansant, que, vraiment, j'allais écrire un livre. (!!!)

Ma lubie de caféine présentement ? Un cours dans une école privée pour apprendre à être cute à la télé et à dire des beaux mots à la radio....J'ai toujours ri de ces affaires-là, mais tant qu'à attendre un autre 6 mois avant de commencer ma maîtrise... parce que les maîtres uqamiens "ne commencent qu'en septembre, c'est un programme contingenté, voyons !"

Bon. Au programme pour les prochaines heures : exercices de relaxation, lecture d'un roman à l'eau de rose, tisane, compresses d'eau chaude, lait chaud avec du miel, écouter Le Cercle, n'importe quoi pour m'endormir.

C'est ma meilleure

2h du matin, samedi, J. me prend à part: "Eille, Tati, je le sais que tu as coupé ton toupet toi-même. Avec un rasoir en plus. C'est pas grave, ça va passer."

Mais comment elle fait ?

10.22.2006

Le bonheur

Samedi matin. Il est tôt, mais pas trop. Je marche sur Mont-Royal, mon foulard enroulé trois froid autour de mon cou, un gros café-au-lait-décaf-pour-emporter qui me réchauffe les doigts. Mon Ipod à random a choisi Dave Brubeck; j'aurais fait pareil. Il ne fait pas beau, mais c'est pas grave, parce que les samedi matin sur Mont-Royal, c'est comme le mois de février à Cuba: ça réchauffe le coeur et les orteils gelés.

Je m'en vais à mon cours de danse. Le bonheur. Je danse depuis toujours, mais à un certain âge, j'ai décidé que je ne ferais pas ça de ma vie. Une fois le deuil passé - on a tous ce deuil à faire: comprendre que notre passion était finalement plus un loisir qu'un métier, faute de volonté, de talent, ou des deux - une fois le deuil passé donc, j'ai repris, avec un plaisir décuplé.

Les samedi matin, c'est les cours de jazz. J'entre dans le studio du troisième étage, le C, le plus petit, avec des barres et des planchers de bois francs. Je paie ma classe; on me fait un rabais comme toujours, parce que j'ai travaillé dans cette école pendant deux ans: je me trouve cool, j'aime ça. (!) Le prof est anglo, ne parle pas un mot de français, un Noir from New-Orleans. Il porte une casquette et des souliers de danse rouge pour qu'on puisse suivre tous ses mouvements. Il met un disque de jazz, nous on s'échauffe tranquillement.

Et puis ça commence. "Dégagé second, lift that leg, pointe-flex-pointe-flex and down 2, 3, 4, plié", nous crie-t-il avec son accent. C'est que le langage de la danse ne se fait qu'en français. Ainsi, du Japon au Mexique, de la Mongolie aux États-Unis, tous les profs disent les noms des mouvement en français. Les "plié", "tendu", "arabesque" et "allongé" sont tout à fait charmants dans la bouche de mon prof anglo qui les prononcent avec son très fort accent. Pendant une heure et demie, il s'échine à nous faire rentrer notre ventre, tourner notre bassin, ouvrir les pieds, les pointer plus fort, il nous demande de nous contorsionner dans tous les sens, de lever nos jambes encore plus haut. Et nous on le fait, un peu pour lui, beaucoup pour nous.

....

Le cours est fini, j'ai chaud, je sue, j'ai des plaques rouges dans le cou, je suis essouflée, mes cheveux que j'avais mis des heures à lisser la veille sont devenus tout frisés à cause de l'humidité. Je marche en sens inverse, rue Mont-Royal. Il fait encore moins froid que tantôt. Je sors mon iPod à random, il me choisit Jamiroquai ; je n'aurais pu mieux faire. Le bonheur.

10.20.2006

Job, chocolats et autres consolations

J'ai une job(ine)! J'ai une job(ine)!

Je vais manger plein de chocolat (gratuit). Je vais manger plein de caramel à la fleur de sel (gratuit). Je vais manger des fruits confits trempés dans le chocolat noir à 67% (encore, gratuit).

Avouez que la bouffe est bien meilleure quand elle est (gratuite). D'ailleurs mon amie J. peut dîner deux fois lorsque le traiteur qui s'occupe des réunions où elle travaille lui offre (gratuitement) des plats qu'il a en trop.

Ajoutez à ça que les chocolats de ma nouvelle boss sont les MEILLEURS à Montréal. (Gratuits), je ne pourrai pas résister.

Pour tout vous dire, je travaille désormais aux chocolats de la Grande Forêt. Non, c'est un mensonge, mais il faut bien garder un tantinet de vie privée dans ce monde informatisé, où Big Brother s'incarne dans MSN Messenger et où on passe nos temps libres à raconter notre vie sur Internet au lieu de la vivre comme dans le bon vieux temps. Si vous êtes futé, de toutes façons, vous allez bien découvrir qui c'est cette Mme Grande Forêt.

Reste que chez les chocolats de la Grande Forêt, ils sont vraiment dans la m. Et puis bon Noël approche, et tout et tout. Alors la dame responsable du recrutement, quand elle m'a vue (je n'étais pas là pour la job, mais par pur hasard), elle s'est mis dans la tête qu'elle allait me convaincre de travailler là. Pour ça, elle m'a donné un sac tout plein de chocolats de la Grande Forêt. Soyons honnête, ces chocolats sont onéreux, et mon salaire sera merdique: un savant calcul me permet donc de constater que j'avais dans ce sac de chocolat une valeur de 5 heures de travail chez cette même chocolaterie.

Ça a marché: en mangeant les chocolats (gratuits), j'ai décidé que je prendrais la job, je commence lundi ; je vous en reparlerai.

******

Étant moi-même, j'ai laissé le sac de chocolats trop longtemps dans mon sac à dos. Il y en a un qui est tombé et qui a fondu. Au delà de ma frustration d'avoir perdu une de ces délicieuses ganaches de chocolat noir rafraîchie au confit de fruit de la passion et allégée au lait de coco, j'ai réalisé que j'avais aussi mon nouveau MacBook dans le sac et que le choco fondu s'était infiltré dans toutes ses fentes / prises USB / trous à plogue / trous à écouteurs / trou à micro etc etc. Oh Damn !

*****

Dans le même ordre d'idées, j'ai échappé mes écouteurs de Ipod dans le bol d'eau de mon chat. Oh Damn (bis) !

10.17.2006

Cruauté...

...quand tu sors tes poubelles à la pluie battante à 2 degrés celsius en pyjama, pis que le fond du sac pète et que tu te retrouves aspergé de jus de poubelle

...quand ton chat est constipé et qu'il se promène la crotte entre les pattes à travers ton appart et que toi, tu le suis avec du Windex en courant et en criant dans ton 3 et demi (et y a personne pour rire avec / de toi quand c'est fini)

...quand tu es tellement fière de toi d'avoir fait un bouillon de légumes, que tu te dis que toi, tu manges vraiment santé, et que les gens qui disent qu'ils n'ont pas le temps de cuisiner, c'est des paresseux, que toi t'es bio pour vrai et que tu songes à accompagner ça d'une tartinade au tofu et, donc, ben, quand tu y goûtes, ÇA GOUTE LA VIEILLE EAU DU ROBINET RÉCHAUFFÉE.

...quand tu racontes ton histoire de bouillon à la mère de ton chum et qu'elle manque de s'étouffer avec son osso bucco (délicieux, d'ailleurs) parce qu'elle rit trop de toi quand tu lui dis que dans ton bouillon, t'as mis des concombres et des courges. (Ben quoi, ça marche pas avec tous les légumes ?)

...quand ton sac est un peu trop rempli et que le dessus s'ouvre tout seul. Vous me suivez ? Bon, pis que sur le dessus de ton sac, il y a la boîte de Canesten que tu viens juste d'acheter à la pharmacie.

...quand tu te rappelles que pendant que tu te promenais avec ta boîte de Canesten dans ton sac à dos ouvert, t'as rencontré ton chum de 5ième année du primaire et que tu as passé 1/2 heure dans l'autobus avec.

Tout ça m'est arrivé dans les 3 derniers jours.
Ne vous inquiétez pas, je survis.
Non mais hein, une chance qu'il y a du monde fort comme moi dans ce bas-monde, pour résister à tout ça.

Signé: martyr de ce monde,

Summum de la nerdité

Quand ta clé USB pend à ton cou avec une corde.

Pseudo-pédago-artistico-thérapeutique

Bon. Moi aussi d'abord. Plutôt que de se raconter des histoires de prince charmant avant de m'endormir, mieux vaut les écrire. Ce blogue aura donc des vertus thérapeutiques. Ne riez pas !

J'en ai lu des tonnes, j'y ai pensé, repensé, me suis dit, non, pas toi, pas toi aussi. Tu ne vas pas étaler ta vie au grand jour sur le web ! Puis, aujourd'hui, je craque.

D'autant plus que je veux faire ma maîtrise sur les blogues, vaut mieux que je m'y mette. Ce blogue aura donc des vertus pédagogiques.

Et puis c'est le fun de publier des petits textes. Puisque je suis oisive cette session, et que je me plains de n'avoir rien à faire, tout le monde me donne des conseils : fais le grand ménage de ton appart, apprends le Russe, prends un cours d'informatique, mets-toi au jogging, écris un livre. Un livre ? Naaaaa... trop paresseuse. Alors ce sera des petits textes comme ça. Ce blogue aura donc des vertus pseudo-artistiques de journaliste-écrivaine-manquée !

Bonne lecture !