Chroniques d'insomnie

11.30.2006

Vie de fou

Trouvé sur un petit papier dans la cuisine, griffonné de l'écriture de ma mère:

- Lundi: 8h à 19h
- Mardi: 8h à 18h
- Mercredi: 8h à 21h
- Jeudi: 8h à 21h
- Vendredi: 8h à 19h

Total : 58 heures par semaine.

X $ (Salaire annuel, je vais pas tout vous dire quand même) divisé par 52 semaines = Y $ par semaine
Y divisé par 58h = ..... shit.

Après ça, on viendra me dire que les cadres gagnent trop d'argent, cibole.

11.29.2006

Bon. Ok.

Alors me revoilà. Puisque je suis la reine des paresseuses de la Terre et que ça m'a pris une semaine avant d'explorer pourquoi l'ancienne adresse de Blogger marchait plus, j'ai passé mille ans sans écrire de post. Et là j'en ai plein d'idées dans ma tête, mais je vais sûrement oublier toutes mes idées quand je vais me retrouver devant l'ordi, et ces idées vont me revenir pendant que je suis dans le métro, et finalement je vais les ré-oublier quand je serai devant l'ordi. Comme maintenant.

11.21.2006

Moi j'aime et c'est tout.

Je vous avais déjà dit que mon J. me défendait dans les bars contre les anglos saouls et pas beaux.

Mais je ne vous avais pas encore raconté combien je l'aime.

Et comment ça me prend dans de drôles de moments. Comment pendant une milliseconde je ne doute presque plus de la vie, de son utilité. C'est des moments comme il y a deux minutes, quand il m'appelle.
- Moi: Allo ?
- Lui: Je t'aime.... Ok bye là.

Puis finalement, on ne raccroche même pas. Et on se prend à se parler dix minutes alors qu'on a rien à se dire. On parle de nos plans pour le week-end, de ce qu'un tel a dit, d'un de ses amis qui a le rhume, de la fête de A. samedi, de ma journée de travail, du croquant aux pommes qui cuit dans mon four, du dernier texte sur son blogue. Banalités. Mais.. comment dire ? Belles banalités.

J'ai toujours pensé que les chicanes, les cris et les pleurs alimentaient l'amour. Je me suis souvent vautrée dans le mélodrame, histoire d'aviver les passions. "Ta vie, Tati, c'est une pièce de théâtre", me répétait ma mère. Le bonheur de la réconciliation me faisait oublier les jours et les jours sans coups de téléphone. Me retenir le plus longtemps possible. Ne pas appeler. Ne pas appeler. Être la plus indépendante. Gagner.

Je n'avais pas saisi. Plutôt, je n'avais pas trouvé. Cette exaltation dont j'ai tant besoin, désormais je la trouve dans le premier sourire du dimanche matin, dans les petits mots du chevalier masqué sous mon oreiller, dans la bretelle de maillot qui glisse sur l'épaule dans un canot en Gaspésie, dans les Je t'aime sur une napkin dans mon lunch, dans les Haaaaaaaaaaaaaaaannnnnnnnnah qu'il me crie par la tête.

Alors l'amour, tout ça, l'Amour avec un grand A comme ils disent, alors l'amour serait d'un ordinaire criant ?

Que non. Hier soir il est venu chez moi. On est rentrés à minuit; on a voulu se faire un lunch. Il a ouvert mon garde-manger, s'est frotté les poils du menton. Et il m'a fait un spaghetti al tonno pour mon lunch. Je l'ai aperçu dans le miroir au-dessus du comptoir pendant qu'il remuait sa sauce avec une grosse cuillère en bois. Il la tournait et la retournait pour mieux la sentir, les sourcils un peu froncés, les dents qui pinçaient les lèvres pour mieux se concentrer. Et puis j'ai vu dans le miroir comme un petit sourire satisfait. Il me préparait une sauce à spag; et il avait l'air juste... bien, tellement.. je sais pas... à la bonne place ? Il me préparait une sauce et c'était tout ce qui comptait.

D'un ordinaire criant ? Qui au monde pourrait m'aimer assez pour me faire une sauce comme ça, le dimanche à 1h du matin, et la faire avec toute l'application, tout l'amour du monde ? Pour moi ?

Du temps où je rationnais les coupons d'amour-toujours, I. m'avait dit que les plus grands moments d'amour se trouvaient dans les petites choses les plus insignifiantes. Je n'ai plus envie de lancer les vases sur les murs pour le plaisir malsain de les recoller. Fuck la mosaïque et le scrapbooking. Moi j'aime et c'est tout. Bon.

Avis à tous: ce post s'adresse à ceux qui écoutent l'émission Tout sur moi.

Samedi soir, on sort du resto, jasette post-souper sur le coin de la rue. Et là, mon ami M-A fait la joke de la fin de semaine quand il se met à imiter Valérie Blais dans Tout sur moi quand elle met en pratique ses cours d'autodéfense. Ha ha ! "Je ne te connais PAS ! Va-t-en ! Je ne te connais PAAAAAAAAAAASS !"

Et il s'est même pitché par terre et a mimé le fameux kick en position couchée ! ça valait 100 piastres...

11.15.2006

Rush de sucre

Pour vous faire rire, et pour me conscientiser un peu à la fois, je tente de faire la recension de tout le sucre que j'ai mangé durant le plus immense rush de sucre que j'aie eu, de toute ma carrière de gourmande. Trois jours. Je ne dirai que trois lettres. S. P. M. Ahhhhhhhh

Lundi: toast au map-o-spread, 6 chocolats de la Grande Forêt (portion quotidienne recommandée: 1), pouding au chocolat, morceau de tablette noire 70% et noisette de la Grande Forêt, 2 autres chocolats le soir, toast à la confiture avant le dodo.

Mardi: 4 chocolats de la Grande Forêt, un cornet de crème glacée Croustillant à la française chez Laura Secord, 2 cuillères de Map-o-spread.

Mercredi: 3 biscuits Fudgeo, 2 cuillères de Map-o-spread. Et il n'est que 11h03.

Après on se demande pourquoi je fais de l'insomnie...

Précision

Pour ceux qui ont cliqué sur le lien du titre, et que vous avez vu que ça menait sur cyberpresse.ca, c'est une erreur. Je ne parle pas de La Presse dans mon post, mais bien d'un autre journal, disons, euh, plus universitaire.

Les petits pouvoirs

J'aime pas me faire corriger mes articles.

J'accepterais volontiers toute correction venant
d'elle
ou de
lui
.

Mais ce qui m'énerve, ce sont les petits pouvoirs du monde de mon âge, avec exactement le même bac que moi, pis qui m'enseignent la vie. "Tsé à La Presse, c'est de même, hein, je veux juste te le dire, là..." Qui m'ostinent pour une crisse de virgule à l'intérieur des guillemets. Qui me font changer mes titres, mes sous-titres, parce qu'ils sont trop colorés. Qui me demandent de trouver des bibittes partout même quand il n'y en pas tant que ça. Les petits pouvoirs.

****

Des fois, je suis tannée aussi de la radio communautaire. On est trois à avoir demandé des billets pour la même pièce de théâtre. On a l'air fou, vraiment. Pis on va être deux à faire la même chronique. Oh well...

****

Des fois j'ai hâte de ne plus travailler dans le monde communautaire / alternatif / étudiant / émergent / pas d'argent.
Et vous, amis journalistes, vivez-vous cette même frustration ?

11.12.2006

Anglo bad-breath II

Je l'aime pour des affaires de même, surtout quand il lit mon post et me dit: "Ben là Tati, j'ai l'air d'un possessif"

Bon je vous le dis là, il est pas possessif, ok ?

Un anglo-bad-breath sur Crescent

Deux heures du matin, dans un bar sur Crescent. Je bois une bière, mon J. est parti s'en chercher une autre au bar. Il revient juste au moment ou un gars essaie de me parler en anglais et je comprends rien (musique trop forte + 4 bières + heure avancée + tu comprends pas vraiment bien l'anglais + le gars qui te parle a mauvaise haleine = faible compréhension. Enfin).

Pis là, J, quand il revient et me voit pognée avec l'anglo-bad-breath, commence à lui parler, le tout avec son grand sourire le plus sympathque. "Eille, décâlisse, elle veut rien savoir." L'anglo-bad-breath de sourire, feignant de comprendre l'autre solitude. Puis, J, en lui serrant la main avec l'attitude la plus copain-copain qui soit: "Crisse ton camp, mon chum, tu l'énaaaaaaaarves." Ha Ha ha !!!!

J'ai jamais ri autant.
Je l'aime pour des affaires de même.

11.08.2006

Dyslexie

Coudon, le mot "dyslexie" a-t-il été inventé pour s'assurer que les personnes qui en souffrent soient vraiment pas capables de l'écrire ? Dans quel monde on vit, voulez-vous bien me le dire, hein ?

11.07.2006

Charles-Philippe

Je suis un peu in love avec Charles-Philippe David. Je me sens ben concernée chaque fois qu'il passe à la télé, puisque je l'ai eu comme prof à l'UQAM.

Et ce soir, c'est la vedette, avec les élections de mi-mandat (voir blogue de MFL pour l'éditorial). Il est parfait: juste, beau, sexy, grand, belle élocution, passionné, intelligent, accessible au grand public, mâchoire carrée...

Bon, je suis pas trop d'accord avec lui dans la vie en général - il est loin des opinions politiques de sa soeur, de QS - mais on peut faire fi de ça, hein Charles-Philippe ?

Moi je suis tombée sous le charme quand il a réussi à réveiller sa centaine d'étudiants de vendredi après-midi, tous plus végétatifs les uns que les autres, en nous faisant l'imitation de George Bush se prenant pour un cowboy du Texas et allant à l'attaque de l'ouragan Katrina. Un moment d'anthologie.

Leçon de vie no 3423

Après avoir passé une partie de la soirée chez Cat Pépé (si je savais comment, je mettrais ici un lien, mais ça marche pas), une partie de la soirée, donc, à chialer que j'avais pas de job, que j'avais appliqué sur un gros 2 (deux !) postes qui n'avaient pas fonctionné, après m'être auto-traitée de looser sans emploi (c'est quand même mieux qu'être looser à la tête d'un parti politique hahaha, dixit Pettigrew), après avoir songé à une réorientation de carrière, après tout ça, donc, voilà que j'obtiens un stage à l'émission DFLM. Yéééééééééééééééééééééééé

Et si, dans la vie, les choses se plaçaient d'elles-mêmes ?

Out

Le jeans skinny à tout prix. (J'entends: avec des bottes de randonnée).

Vu au métro Jolicoeur.

11.06.2006

I love Charlotte

Je suis groupie de Charlotte Gainsbourg. Qu'elle est belle ! Qu'elle est bonne !

Déjà qu'à mes yeux, on a une relation particulière. Un lien étymologique. C'est que petite, je rêvais de m'appeler Charlotte, allez savoir pourquoi. Si bien que le père de mon amie A. avait décidé qu'il trouvait ça très drôle et m'a même appelée Charlotte pendant des années. Mais bon, ça a été le seul alors.. je suis revenue à ces 4 syllabes bizarres qu'avaient choisies mes parents, que j'ai finalement appris à aimer.

Aujourd'hui, je l'ai vue dans le dernier film de Claude Berri, L'un part, l'autre reste. J'ai trouvé le film bof, mais elle, ô, elle. Elle est si bonne, ne semble même pas jouer. Elle n'a presque pas de maquillage, et elle rayonne - au cinéma, en plus. Pour elle, pas besoin de cours Lise Watier (!). Elle est pour moi l'incarnation de la belle Française au cinéma. Naturelle, un peu tourmentée, elle boit son verre de vin rouge, fume une (deux, trois, quatre) cigarette, conduit manuel, couche avec Daniel Auteuil, a de longues, longues jambes et presque pas de seins, elle pleure en conduisant et s'esclaffe au restaurant.

Et puis il y a le disque tout récent. Je l'avais eu d'un ami de France quand j'y suis allée cet été. (ouais, Charlotte Gainsbourg en exclusivité, c'est un ami de Paris qui me l'a donné... à vous relire dans votre tête avec un accent français pédant.. ha ha je suis snob ..!) J'ai tout de suite accroché. Elle a su aller là où on ne l'attendait pas, a chanté en Anglais pour s'affranchir de l'ombre de ses parents-people, s'est alliée Les Air, comme elle le dit elle-même. (Non mais..LES Air.. y a vraiment juste eux autres pour dire ça...) Exit les mannequins à la Carla Bruni qui sussurent et posent nue derrière une guitare dans la pochette de l'album. Vive Charlotte !

Hein ?

Quelqu'un, pourquoi mon lien marche pas ?

Hein ?

Quelqu'un, pourquoi mon lien de Mile-End marche pas ?

11.05.2006

Gentrification

On a connu les enfants d'Outremont avec leur accent pointu; on a connu les enfants du Plateau avec leurs parents comédiens. Voici maintenant les enfants du
Mile End
. À la chocolaterie de la Grande Forêt, ils demandent un chocolat à la truffe et savent qu'on entend par là, le champignon, et non ce vulgaire morceau de cacao qu'on roule dans de la poudre. Et puis j'ai droit à un 'air condescendant quand je leur explique que ledit chocolat est fait avec de l'huile de truffe, et que je leur enseigne que eh ! oui! wow ! c'est un champignon. "Ben là, on le sait, franchement !"

En bonne prolétaire, je me ferme la yeule et leur fais payer les 3,50$ l'unité. Oh well...

11.03.2006

Un nouveau record

Qu'on m'appelle les Records Guiness ! Je viens de remettre un travail avec 79 notes en bas de page. 79 ! Soixante-dix-neuf !

Une jeune écrivaine

Mon chat vient juste d'écrire ça en marchant sur le clavier:

"b gha vcqSSSSX"


Je sais, c'est fort.

ProCACAstination (j'ai tu inventé ça, moi ?)

Quand on a juste deux cours à l'université et qu'on est débordée, et qu'on a pas fini un travail à 11h la veille de la remise, est-ce que ça veut dire que:
a) je souffre d'un problème d'organisation
b) je souffre d'un retard intellectuel
c) je passe mon temps à lire la partie de mon co-équipier qui a décidé qu'on faisait un travail de 32 pages (consigne: 20 pages)
d) travailler au Second Cup ou à la brûlerie, c'est moyen efficace
e) au lieu de prendre mon temps, j'ai pris la 10 jusqu'au chalet
f) au lieu de faire des travaux hier soir, j'ai contribué à transporter un matelas de Verdun à Ville-mont-Royal (ça c'est du upgrade!) jusqu'à minuit
g) j'aime mieux jouer avec mon chat et sa ficelle (voir b) qu'avec les plateformes des partis démocrate et républicain
h) toutes ces réponses
i) toutes ces réponses sauf b

11.01.2006

Criminelle ou une blogueuse sans sens du punch

J'ai commis un vol. Une valeur d'environ 50$. Je les ai mis dans mon sac et je suis partie avec. Ils ne voulaient pas que je les emprunte ? Qu'à cela ne tienne, je les ai volés.

****

La bibliothèque de l'UQAM me fait chier. Voilà, c'est dit. Chaque fois que j'y vais, c'est une épopée. Quand j'y suis allée cette semaine, après avoir erré dans les nouvelles rénovations, j'ai finalement trouvé le comptoir de l'audio-visuel. Pleine de bonne volonté, j'ai demandé mon film pour le cours de documentaire. Après quelques minutes, j'ai pu comprendre que la dame un brin sénile ne me demandait pas la cote (cot ? cut? cotte?) de classement, mais bien le titre. Le contraire de ce qu'on m'avait bien fait comprendre il y a un an, bref. Enfin, donne le titre, elle le trouve pas, ah oui, mais ah non, c'est dans la réserve pour un autre prof, mais peut-être que, mais non, mais ah oui attendez, ah ok je l'ai. Alors je sors ma carte UQAM, pour y découvrir que j'ai 2 livres en retard de quelques jours. Ah, j'offre de payer l'amende. Oui, me répond-elle, avec une voix qui s'apparente à celle de Guy A. Lepage. Mais là là tsé tu pourras pas emprunter. Ah ? Ben là là non. Pourquoi ? Ben là là quand t'as des retards, ça bloque. Ouin, là là.

ARGHRGH !

Je vous épargne les détails, quoique ça me fait du bien de le raconter, j'ai passé par d'autres bibliothécaires à l'air plus avenant, sans succès. J'ai demandé la responsable, qui dînait là là, faque est pas là là. J'ai finalement décidé de téléphoner aux clubs vidéo près de chez moi pour voir s'ils avaient le film que je cherchais. Je me suis fait engueuler par une autre madame conne qui m'a dit de sortir dehors avec mon cellulaire.

Ah pis fuck ! J'ai fait ce qu'elle m'engoignait si antipathiquement de faire. Je suis sortie, volant les livres que j'avais déjà mis dans mon gros sac en attendant de les emprunter et avant de savoir que mon dossier était bloqué là là...

J'ai volé des livres.

Mais je suis une fille bien, moi, je suis allée les reporter aujourd'hui parce que j'en avais fini. Et dans les gros bacs à utiliser lorsque la biblio est fermée en plus. Je suis pas nounoune, je voulais pas me faire prendre. Déjà qu'en 1990, mon père m'avait forcée à remettre en place la petite roche blanche pour aménagements paysagers que j'avais mis dans ma poche chez Pascal - vous souvenez vous de chez Pascal ? Avant le Réno-dépôt ? Wow.

Anyway. Une longue histoire pour dire que je suis une criminelle pas méchante. Soft, même.

et puis c'est un bon truc à vous, chers lecteurs, pour la prochaine fois que vous irez à la bibliothèque de l'UQAM. Pensez au vol !